List of Publications by Department for the Academic Year L’écriture Comme Rèhabilitation Du Moi Traumatisè Dans Vivre Vite De Brigitte Giraud

Abstract

Dans son roman Vivre vite, Brigitte Giraud écrit le récit d’une catastrophe qui l’obsède : le 22 juin 1999, son compagnon Claude est mort d’un accident de moto, à Lyon. Cet engin, une Honda puissante et dangereuse était interdite sur le territoire japonais et était réservée à l’exportation vers l’Europe. Elle n’appartenait pas à Claude, mais au frère de l’écrivaine. Celle-ci n’a pu revenir au drame qui l’habitait qu’en 2022, c’est-à-dire vingt-trois ans après la mort de Claude. Le lecteur ne peut s’empêcher de poser la question sur ce long silence et pourquoi ce retour aux menus détails de cet accident. Peut-être voulait-elle croire que cet accident tragique aurait pu être évité, c’est pourquoi elle entreprend une ultime enquête, en “un conte à rebours”, en analysant les différentes suppositions ou possibilités qui pourraient se présenter pour empêcher la catastrophe. Elle multiplie les “si” pour montrer tout ce qu’il y a de fortuit dans la vie et d’accidentel dans le drame. Les temps verbaux utilisés révèlent une forme de fatalité ou de destin. Ils soulignent l’absence de choix réel et affirment la prédestination des événements. Pour comprendre l’attitude de Giraud de revenir au drame après une souffrance taciturne d’une vingtaine d’années, nous analyserons : - La mémoire traumatisée, sidérée par le souvenir tragique - Les procédés narratifs utilisés pour comprendre ce qui a conduit à l’accident ; elle y revient avec une “litanie de si” : est-ce le hasard, le destin ou une simple coïncidence ? D’où l’importance des temps verbaux dans “le conte à rebours” - La thérapie par l’écriture

Journal/Conference Information

society, culture, and human behavior ,DOI: https://doi.org/10.54729/2789-8296.1160, ISSN: 2789-8296, Volume: 5, Issue: 1, Pages Range: 11-20,